Zoom
| Article Premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme |
Article Premier de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée le 10 décembre 1948 par les 58 Etats membres :
|
| Lire la suite... |
| Philosophie |
|
|
|
Naissance de la clinique
« Il est question dans ce livre de l’espace, du langage et de la mort ; il est question du regard ». La première phrase de la préface de Naissance de la clinique est une synthèse fulgurante de la pensée de Michel Foucault, dont l’objet d’étude est ici la médecine moderne, celle qu’il examine et qui couvre un siècle de révolutions, de 1760 à 1860. La question du regard est centrale, même décisive. Michel Foucault, qui n’est pas médecin, développe une réflexion juste et précise, étonnamment lucide sur ce qu’est le regard clinique authentique, hérité d’Hippocrate, enseigné tel quel jusqu’à cette époque moderne qui va lui substituer une autre forme de voir dont la médecine contemporaine est aujourd’hui encore l’héritière et l’exécutrice testamentaire.
Les raisons du corps
Un livre indispensable ! Il faut rendre hommage à Michel Onfray, qui dirige chez Grasset la collection « La Grande raison » : il nous fait découvrir cet ouvrage du philosophe italien Umberto Galimberti, décisif pour qui veut comprendre les défis du corps, en en permettant la traduction et la publication en France. Umberto Galimberti est un philosophe réputé, malheureusement peu ou mal connu chez nous. Ce livre est pourtant un défi réussi, un survol vertigineux de l’histoire occidentale du corps, de ses méandres et mystères. Philosophe phénoménologue, Galimberti interroge, dans de très belles pages, l’espace et le temps du corps, sans en oublier la psychanalyse, la sociologie et la sémiologie.
Pour une philosophie de la maladie
Comment s’y retrouver dans la pensée et l’œuvre de François Dagognet ? Le lecteur peu habitué sera rapidement désorienté par le caractère multiforme, voire centrifuge du travail de cet élève de Georges Canguilhem. C’est que François Dagognet est un penseur de système, un penseur du tout et que le tout de la matérialité et de la vie intéresse. Reçu premier à l’agrégation de philosophie, médecin, psychiatre, chimiste, géographe et juriste, François Dagognet ne laisse personne indifférent parce que lui-même n’est indifférent à rien.
Les morts
Certains livres sont écrits pour être lu (c’est déjà beaucoup). D’autres ont vocation, en plus, à devenir ouvrages de référence. C’est le cas du remarquable livre de Robert Harrison, Les Morts, que les éditions du Pommier ont eu l’excellente idée de traduire de l’américain. L’auteur dirige le département de littérature française et italienne à l’université de Stanford en Californie : c’est dire que sa culture est européenne, que son interrogation se nourrit aussi bien de Dante que de Heidegger. Avec Les Morts, Robert Harrison nous propose un essai de littérature et de philosophie qui interroge ce qui constitue le soubassement de la culture occidentale, son articulation originaire : la commémoration des morts. Derrière ce mot (si souvent galvaudé à force d’être à la mode), l’auteur explore ce lien mystérieux qui nous relie et nous enracine (pour reprendre les mots de la philosophe Simone Weil) à la mort et à la terre de tous les morts. Penser le corps
Dans l’excellente collection « Questions d’éthique » que dirige aux PUF Monique Canto-Sperber, la philosophe italienne Maria Michela Marzano Parisoli interroge la polysémie du mot corps. Qu’est-ce qu’un corps ? Est-il d’ailleurs possible de répondre à cette question qui interpelle aussi bien les médecins que les philosophes, les anthropologues, les sociologues et les juristes ? La force de cet essai réside justement dans cet effort de synthèse et de définition de la personne, cet être de chair. Comme l’écrit le cinéaste David Cronenberg, que l’auteur cite en exergue, « le premier fait de l’existence humaine, c’est le corps, plus on s’en éloigne, plus on s’éloigne du corps humain ».
Hommes, femmes, la construction de la différence Auteur : Héritier, Françoise (sous la direction de)
XX, XY, comment devient-on un homme ou une femme ? Qui gouverne la construction de notre identité sexuelle ? Nos gènes ? Nos hormones ? La société ? La famille ? … Simone de Beauvoir avait-elle raison lorsqu’elle écrivait « On de naît pas femme, on le devient » ? Sauf accident, tout individu obéit aux lois de la génétique et de la physiologie qui créent dans notre espèce des mâles et des femelles. Mais au-delà, le regard de nos parents, de la société toute entière, nous façonne dans notre intimité. Et si la différence des sexes structure la pensée humaine, peut-on changer le rapport du masculin et du féminin ? Que disent désormais les sciences sociales, humaines, et les sciences du vivant de cette construction ? Hommes, femmes, la construction de la différence, Editions Le Pommier, collection Le Collège, Paris, 2010 Qu’est-ce que mourir ? Auteurs : Hervieu-Léger, Danièle & Hirsch, Emmanuel (sous la direction de) Avec un texte de Bernard-Marie DUPONT : « Quand la vie s’arrête-t-elle ? »Regroupée en trois parties (le mort et le vif ; le vécu de la mort ; la bonne mort), les contributions des huit auteurs de cet ouvrage explorent, à la lumière de la biologie, de la philosophie, de la science des religions, de l’histoire, de la psychanalyse, quelques-unes des innombrables interrogations que fait ressurgir la question du « mourir » : Comment la biologie et la médecine contemporaines définissent-elles la mort ? Les travaux sur le « suicide cellulaire » doivent-ils nous conduire à voir la mort comme étant indispensable à la vie ? Sur quels fondements repose la définition médicale de la mort humaine ? Comment aborder la fin de vie, rendre accessibles les soins palliatifs et, parfois, entendre la demande d’euthanasie ? Où en sommes-nous avec la mort, ses représentations et ses rites ? Les croyances en l’immortalité trouvent-elles aujourd’hui à se renouveler, dans une version laïque, en s’alimentant aux découvertes des sciences du vivant ? Qu’est-ce que mourir ? Éditions Le Pommier, collection Le Collège, Paris, 2010
Qu’est-ce que l’humain ? Auteurs : Michel Serres, Pascal Picq, Jean-Didier Vincent
Trois chercheurs (un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe) réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d’actualité : « Qu’est-ce que l’humain ? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l’homme à l’intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l’homme de son piédestal « d’animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture ? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le « miracle » de la sélection génétique qui a fait qu’à un moment de l’évolution, quelques gènes se sont mis à fonctionner plus longtemps, soit à se dupliquer et à s’exprimer là où ils ne devaient pas l’être, dans le cerveau. Enfin, pour nouer nature et culture, le philosophe, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd’hui évaluer la durée gigantesque requise pour la formation de l’univers inerte, des vivants et de l’homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme le «premier vivant en voie d’auto-évolution » ? Qu’est-ce que l’humain ? Éditions Le Pommier, collection Le Collège, Paris, 2010 Les origines du langage Auteurs : Pascal Picq, Bernard Victorri, Jean-Louis Dessales
Comment le langage est-il apparu ? Certes pas parce qu’il fallait que l’on parle… L’éthologie, la paléo-anthropologie, la linguistique servent ici de guides précieux dans une véritable enquête qui nous mène sur les traces des premiers humains. Existe-t-il des méthodes qui nous permettraient de reconstituer une éventuelle « langue mère » ? Comment un « protolangage » se serait-il complexifié pour atteindre l’immense sophistication de nos langues actuelles ? Le langage, universel dans notre espèce et exception dans le règne animal, constituerait-il une anomalie de l’évolution ? Les rôles joués par le langage et l’avantage évolutif qu’ils induisent seraient une des clés permettant de répondre à ces questions. Les origines du langage, Éditions Le Pommier, collection Le Collège, Paris, 2010
|










