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Neurosciences et santé mentale PDF Imprimer Envoyer

Alzheimer: un autre regard
Auteur : Hirsch, Emmanuel; Moulias, Robert (sous la direcction de)

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Des progrès considérables ont eu lieu ces dernières années dans les connaissances relatives à la maladie d’Alzheimer. Le plus souvent, ces évolutions ne sont pas parvenues jusqu’aux malades, en particulier ceux qui sont âgés. Les faire bénéficier de ces évolutions améliorerait pourtant leur qualité de vie comme celle de leur famille.
Trop souvent, l’altération intellectuelle est considérée comme liée à l’âge, alors qu’elle est toujours due à une maladie. Ce déni est dramatique du fait de ses conséquences : une majorité de malades reste ignorée jusqu’à un stade avancé de la maladie. Il en résulte un excès d’hospitalisations et de placements en institution.
Des recommandations existent sur les traitements spécifiques de ces maladies et des troubles qui en résultent. On ne doit plus accepter l’ignorance. Le déni de la maladie crée une injustice flagrante :les malades sont encore soignés trop tard, quand on ne peut plus rien faire.
Il convient de considérer la situation humaine et sociale des personnes atteintes d’Alzheimer selon nos valeurs démocratiques : en terme de dignité, de justice sociale et d’équité. L’éthique la plus élémentaire consiste à soigner chacun selon l’état actuel des connaissances, selon ses besoins, grâce à un financement collectif de solidarité.
Cet ouvrage, inspiré des échanges développés depuis 1996 par les membres du groupe de recherche et de réflexion Ethique et vieillesse de l’Espace éthique-Assistance publique-Hôpitaux de Paris, souhaite favoriser un changement de regard et donc une nouvelle conscience sociale. Il s’agit de contribuer ainsi à ce nécessaire devoir de sollicitude et de solidarité à l’égard de ceux que concerne la maladie d’Alzheimer.

Emmanuel Hirsch est directeur de l’Espace éthique de l’AP-HP, professeur d’éthique médicale à la faculté de médecine Paris-Sud 11
Robert Moulias est professeur de médecine, président de l’Association internationale de gérontologie, région Europe, coordonnateur du groupe de recherche et de réflexion Ethique et vieillesse, à l’Espace éthique de l’AP-HP


Vuibert-Espace éthique, Paris, 2005

 

Neurosciences et neuroéthique. Des cerveaux libres et heureux
Auteur : Chneiweiss, Hervé

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Les neurosciences sont l’un des champs scientifiques les plus dynamiques et les plus prometteurs de la biologie actuelle : elles permettent de comprendre les mécanismes cérébraux mis en jeu à chaque instant de notre vie quotidienne, nos actions, nos différents comportements, notre manière de penser.
Les travaux menés ont pour but premier d’enrichir nos connaissances avec l’espoir d’avancer dans la lutte contre le handicap, la dépendance, la maladie mentale, voire la détérioration des fonctions intellectuelles. Les neurosciences participent en cela au grand mouvement initié au siècle des Lumières, qui inclut le droit à la liberté et à la poursuite du bonheur.
Les neurosciences répondent également à la demande sociale actuelle qui considère à juste titre l’intégrité des capacités physiques et intellectuelles comme une priorité. Vient alors la confrontation à une société de la consommation, de la performance et de la sécurité. Entre émotion et rationalité, les intérêts de l’individu et du collectif se conjuguent ou s’opposent. À l’école, au travail, dans l’armée, dans le sport, au tribunal, et jusqu’au plus intime de la vie privée, la mémoire, l’humeur, le sens moral voient leurs mécanismes neurobiologiques peu à peu révélés jusqu’à soulever la question de l’existence ou de la définition même des fondements de nos droits de l’homme comme la conscience ou la liberté de pensée.
Avec les découvertes des neurosciences, de multiples facettes de notre quotidien évolueront sensiblement. Aussi est-il nécessaire de mener une réflexion neuroéthique pour un développement maîtrisé de nos nouveaux moyens d’agir.

Hervé Chneiweiss écrit ici son livre le plus abouti, celui aussi qui pose le plus de questions vertigineuses et nous laisse entrevoir ce que pourrait être véritablement la neuroéthique (aux applications multiples), champ de l’éthique encore peu développé en France. Il faut lire ce livre comme celui d’un expert, scientifique reconnu, se posant en citoyen de véritables questions de société et participant ainsi, à sa juste place, à l’animation de la Cité, c’est-à-dire à la vie politique.

BMD

Hervé Chneiweiss est directeur de recherche au CNRS. Directeur du laboratoire « Plasticité gliale », INSERM U752 et Université Paris V-René Descartes, Hôpital Sainte Anne, il a occupé les fonctions de Conseiller pour les Sciences du Vivant auprès du ministre de la Recherche.


Neurosciences et neuroéthique. Des cerveaux libres et heureux, éditions Alvik , Paris, 2006

 

Le Laboratoire du sommeil

Auteur : Sophie Schwartz et Irina Constantinescu, éditions Le Pommier, collection Les Minipommes, Paris, 2009

Aujourd’hui est un jour spécial : Suzanne, Victor, Vincent, Olivier, Philomène et Elsa, les six inséparables, vont visiter le laboratoire du sommeil dans lequel œuvre la grande professeur Mirabilis ! Cette dernière va leur ouvrir les portes du monde du sommeil en répondant à toutes leurs questions : y a-t-il une horloge dans notre cerveau ? Pourquoi dort-on quand on est fatigué ? Comment étudier le sommeil ? Dort-on tous de la même manière ? Pourquoi est-il important d’avoir un bon sommeil ?

À première lecture, ce petit livre de 64 pages est assez attractif. Les belles illustrations qui le parcourent sont bien adaptées au public visé (CM2, et jeunes collégiens). Certains mots importants sont bien expliqués, avec étymologie et schémas. Malgré tout, bémol sur la première partie concernant le sommeil humain : quelques passages sans intérêt, un langage parfois inadapté et une écriture un peu maladroite. Les notions sont peu claires, et il est difficile de suivre le fil de l’histoire sans devoir relire une nouvelle fois le passage. Les explications sont courtes et n’ont pas de lien logique entre elles. En revanche, la deuxième partie de l’histoire sur le sommeil des animaux et le somnambulisme est très claire, beaucoup plus compréhensible et accessible.

Enfin, la seconde partie du livre, composée de jeux de mots croisés et informations utiles, est très intéressante et bien faite pour de jeunes élèves.

En résumé : 14/20 car pour 6 € vous pourrez vous procurer ce petit livre qui répondra aux questions des plus curieux, tout en les amusant. Attention tout de même à ne pas le proposer à un public trop jeune : les notions ne seraient pas comprises.

Estelle DUPONT, 1ère Littéraire

 

Comment fait-on attention ?

Auteur : Sylvie Chokron, éditions Le Pommier, Les petites pommes du savoir , Paris, 2009

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« Pourquoi et comment fait-on attention ? Faire attention, est-ce si simple ? Quels liens l’attention entretient-elle avec la perception, la conscience et la mémoire ? Peut-on vraiment faire attention à deux choses en même temps ? Tout le monde pourrait-il être contrôleur aérien ? Et que penser des troubles de l’attention avec hyperactivité qu’on diagnostique à tour de bras chez les enfants ? »

Le sujet était prometteur, mais le résultat est décevant ! Un premier reproche, et non des moindres : les éléments d’analyse ne se basent sur aucune source ! Beaucoup d’affirmations, mais peu de sources ! Ainsi, page 10 : « Le mythe du lundi a été vérifié par certains chercheurs ». Oui, mais lesquels ?

Page 12 : « Les veilleurs de nuit, les contrôleurs aériens sont les « champions » de l’attention soutenue ». A qui s’adresse-t-on exactement ? À des enfants ?

Page 31 : L’auteur nous apprend que « l’attention (orientation, maintien et contrôle des processus attentionnels) se situe, anatomiquement, dans un réseau d’aires cérébrales. » Quelles études ont démontré cela ?

Page 32 : L’auteur note « qu’il existerait également dans l’hémisphère droit un réseau responsable de l’alerte, c’est-à-dire de notre capacité, à chaque instant, à détecter une information». Si l’on n’est pas sûr de ses informations, mieux vaut ne pas les écrire !

Page 43 : «En dépit du fait que chercheurs et cliniciens ont, depuis des décennies, consacré quantité de recherches à ce syndrome, un grand  nombre d’inconnues persistent sur l’origine et les mécanismes responsables de ce trouble». Là encore, manque d’informations : quels chercheurs ? quelles études ?…

L’absence de bibliographie est justifiée par l’auteur, page 57 :

« Cette petite pomme est le premier ouvrage vraiment grand public sur le sujet ».

Et alors ? Ce n’est pas parce que l’on s’adresse au grand public que l’on doit le sous-estimer. La vulgarisation n’est pas la « sous-alimentation ».

Pas non plus de véritable prise de position de l’auteur par rapport à la prescription de la Ritaline : discours consensuel (voir page 46).

Enfin, le chapitre sur l’évaluation aurait gagné à être plus pragmatique avec la référence à des outils, et à la difficulté d’interprétation des résultats, très probablement… Dommage car l’auteur en a certainement la connaissance et la pratique puisqu’elle est neuropsychologue et directrice de recherche d’un laboratoire…

FFollezou, Cadre de Santé

Pourquoi et comment fait-on attention, de Sylvie Chokron, éditions du Pommier, les Petites pommes du savoir, Paris, 2009

 

 

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