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A qui appartient le corps humain ? Médecine, politique et droit Auteur : Crignon-De Oliveira, Claire ; Gaille-Nikodimov, Marie.

Cet ouvrage part d’un constat : l’essor contemporain des biotechnologies et les progrès réalisés dans le domaine des pratiques médicales font de la question de la propriété du corps humain un débat dont les enjeux sont à la fois politiques, éthiques et juridiques. L’intention des auteurs est précisément de rendre visible ce débat en tentant de dissiper l’obscurité et l’opacité qui le caractérisent aujourd’hui. C’est en effet souvent à partir de situations exceptionnelles et dramatiques que la question de la propriété du corps humain se trouve posée dans nos sociétés, que l’on songe aux débats relatifs à l’euthanasie ou à ceux qui ont entouré l’interruption volontaire de grossesse. Les pouvoirs accrus que les progrès de la médecine donnent aux individus sur leur corps ou sur celui de leurs descendants (thérapies géniques, tests génétiques permettant de dépister des maladies héréditaires, diagnostic préimplantatoire) suscitent les espoirs et les appréhensions les plus folles (crainte de dérives eugénistes par exemple). Dans ce contexte, les juristes mais aussi les philosophes et les hommes politiques, se voient reprocher d’être toujours en retard par rapport aux avancées des pratiques médicales. Les outils manquent aux citoyens pour comprendre et mesurer l’importance de ce qui se joue dans les décisions qu’ils ont à prendre tout au long de leur vie, au sujet de leur corps ou des corps de leurs proches, qu’il s’agisse de protéger ce corps (pratique des expérimentations médicales, prélèvements d’organes opérés sans le consentement des personnes, stérilisations) ou de revendiquer une certaine liberté à en disposer (depuis la naissance jusqu’à la mort), à le transformer (changements d’identité sexuelle, chirurgie esthétique) ou à l’aliéner (vente d’organes ou de produits du corps humain, locations d’utérus, exploitations de cellules rares à des fins de recherche médicale). L’histoire des pratiques médicales, celle de nos traditions religieuses, politiques et philosophiques, l’examen des doctrines juridiques et des concepts qu’elles proposent pour définir le statut du corps humain, la prise en compte enfin des théories de la justice et des réponses qu’elles apportent à la question de savoir comment répondre aux revendications croissantes des individus relativement à leur corps, permettent pourtant de constater que nous sommes loin d’être démunis pour penser le statut du corps dans nos sociétés. Cette voie rend possible une véritable confrontation entre les différentes positions et revendications exprimées à propos de la propriété du corps, en lieu et place du dialogue de sourds auquel nous assistons trop souvent. Claire Crignon-De Oliveira, docteur en philosophie, enseigne à l’ENS Lettres et Sciences humaines de Lyon, travaille sur la pensée anglaise classique et sur les rapports entre médecine, politique et religion. Marie Gaille-Nikodimov, docteur en philosophie et chercheuse au CNRS, mène ses recherches sur la pensée politique de la Renaissance et sur les rapports entre politique, médecine et anthropologie. Crignon-De Oliveira, Claire et Gaille-Nikodimov, Marie, A qui appartient le corps humain ? Médecine, politique et droit, Belles Lettres, Paris, 2004.
La mort et le droit Auteur : Py, Bruno.

La définition et la datation de la mort sont des informations essentielles dont le droit tient compte, de même qu’il organise la protection des cadavres. La mort étant un fait humain, ce livre se place au carrefour de plusieurs disciplines. Il est d’actualité, au cœur des sujets de société que sont l’éthique médicale, les soins palliatifs et l’euthanasie. Bruno Py, docteur en droit, est maître de conférence à l’Université française du Pacifique. Il est l’auteur du « Que sais-je ? » Droit de la santé – Textes juridiques. "Que sais-je ?", PUF, Paris, 1997
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